Un petit article sur le steeple que j’avais écrit pour le journal de mon ancien club en Novembre 2009.

Figure 1 : Extrait du Miroir des Sports, un passage de la finale du 3000 m steeple des JO de 1924 avec le vainqueur finlandais Ville Ritola, l’américain Marvin Rick 4ième et le français Paul Bontemps, médaillé de bronze (source CDM)

  • L’origine du steeple

 

Le steeple comme beaucoup de discipline athlétique nous arrive directement de nos voisins anglo-saxons. Au XIXe siècle, les étudiants anglais et écossais se lançait des défis sur des épreuves de steeple-chase (à l’origine des courses de chevaux). Dès les 2e jeux olympiques (à Paris en 1900), le steeple était présent avec un 2500 et un 4000m steeple. Dès 1920, le programme olympique fixa un seul steeple sur une distance de 3000m, mais ce n’est qu’à l’après guerre que le steeple tel que nous le connaissons fut fixé.

 

  • Le steeple, du côté règlement ?

Très difficile d’aborder le steeple côté règlement tant le steeple est une épreuve large.

 

Au niveau international « senior » on court un 3000m tant chez les hommes que chez les femmes. En revanche, chez les jeunes, les cadets court en France un 1500m steeple tandis qu’au niveau international, il s’agit d’un 2000m. Chez les jeunes dames, les cadettes court un  1500m en France alors qu’au niveau international c’est un 2000m et les junior court un 2000m contre un 3000m au niveau international.

 

Le steeple consiste en une course de demi-fond agrémentée de 5 barrières par tour (qui à la différence des haies ne tombent pas si on les heurte). Ces barrières sont de 0.914m de haut pour les hommes et 0.762m pour les dames (comme les haies basses)

 

L’une des 5 barrières est suivie d’une « rivière » : une fosse remplie d’eau d’une longueur de 3m66, profonde à sa base de 70cm pour s’élever progressivement au niveau du sol. (Voir figure 2).

 

La rivière peut être placée en extérieur comme en intérieur de virage. En France, la norme la plus répandue est la rivière en intérieur de virage.

  • Les grandes évolutions du steeple-chase

Depuis l’après Guerre, le steeple masculin est dominé par les athlètes kenyans. Ainsi, dans les 40 meilleurs performers tout temps, il y a 25 kenyans et 3 athlètes né kenyan (soit 70% d’athlète issu du Kenya)

 

Du côté des féminines, si le record du monde existe depuis 1996 (10’34″5 par l’américaine Sara HEEB), la discipline a connu son essor en 2004 avec son introduction en compétition officielle jeune d’abord puis en 2005 avec les premiers championnats du monde sénior. Chez les femmes, il n’y a pas de réelle domination d’un pays ou d’un autre même si l’on constate 2 foyers régionaux principaux : l’Europe de l’est et l’Afrique de l’Est.

 

  • Le Steeple-chase en quelques chiffres

Depuis son apparition, le steeple a connu des évolutions constantes, Chez les hommes une grande barrière qui fut les 8’ fut abaissé pour la première fois en 1995 quand Moses KIPTANUI (KEN) porta le record du monde a 7’59″18 à Zurich. Depuis seul 8 hommes (tous né au Kenya à l’exception du Marocain Brahim BOULAMI) ont franchi cette mythique barrière. Le record du monde est la propriété du Quatari Saif Saaeed SHAHEEN réalisé à Bruxelles en 2004 avec 7’53″63. Du côté français, le record de France (mais aussi d’Europe) est la propriété de Bob THARI qui avec 8’01″18 lors de la finale des championnats du monde 2009 à Berlin se classe 10e de tous les temps.

 

Chez les femmes, la discipline étant relativement nouvelle, seule une athlète a franchit la barre des 9’. Il s’agit de la russe Gulnara GALKINA qui a établit le record du monde à Pékin 8’58″81 lors de la finale des Jeux Olympiques. Aujourd’hui, une performance de lors de 9’15 place une féminine dans le top niveau mondial. Du côté français, après la précurseuse Elodie OLIVARES, le flambeau a été repris par Sophie DUARTE qui l’a établi en 2009 à Rome en 9’25″62.