bienSi la foulée est simplement un « bond », pourquoi vouloir l’améliorer ?

 

Tout simplement parce que l’athlète coureur (qu’on soit sauteur, sprinteur, fondeur ou jogger du dimanche) a pour objectif, d’aller le plus vite possible, le plus loin possible : bref que son énergie soit utiliser pour se mouvoir le plus efficacement possible.

 

Pour cela, une « bonne » foulée consistera à utiliser son énergie pour aller vers l’avant, plus vite, plus loin comme dirai l’autre.

 

Pour aller vite, l’athlète devra donc être capable de restituer son énergie au mieux.

 

L’éducateur entraîneur devra donc s’attacher à développer (toujours en simplifiant) 3 choses :

– La qualité de l’appui à savoir ce qu’on appel « le pied » :

Le pied étant truffé de muscle, il s’agit que l’athlète depuis son bond jusqu’à sa poussée en passant par la réception dirige tous les muscles de son corps vers la création de la vitesse.

Le pied devra donc passer de passif (il subit la réception et fait ce qu’il peut ensuite) à un pied actif (il anticipe la réception pour pouvoir se servir de l’inertie de la réception pour amplifier la poussée)

 

– Le cycle de jambes :

Le cycle de jambe correspond à un tracé que fait le pied lors de l’ensemble d’une foulée, en supprimant l’avancée du corps vers l’avant, on peut obtenir un schéma du mouvement du pied qui permet de bien comprendre où va l’énergie

 

Historiquement, on fait la différence entre deux types de foulées

La foulée en cycle arrière : le genou est relativement bas dans la phase d’amortissement et, de ce fait, le pied doit pousser plus fort (puisque la phrase de traction est réduite) et le talon remonte relativement haut au niveau de fesses

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Cycle arrière – Crédit photo : http://www.volodalen.com

 

La foulée en cycle avant : le genou est haut durant la phase d’amortissement et, de ce fait, le pied arrive loin devant du corps à l’atterrissage et le pied peut tracter le corps vers l’avant (avant de pousser)

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Cycle avant – Crédit photo : http://www.volodalen.com

 

Sur ces excellents graphique de Volodalen, on peut voir très simplement que lors d’un cycle avant, l’énergie est dirigée vers l’avant alors sur le cycle arrière, l’énergie est dirigée en partie vers le bas (la pointe du schéma).

La foulée devra donc passer de cycle arrière vers le cycle avant

 

– L’alignement :

Voici quelque chose de plus difficile à décrire, si on schématise : le corps humain est un amoncellement de segments (le bras est par exemple composé de 3 segments à savoir main/avant-bras/bras, la jambe est 3 segments pied/tibia/péroné)

Pour le coureur, l’objectif est par exemple d’avoir le pied le plus efficace, un pied efficace (voir pt 1) permettra de renvoyer plus d’énergie et d’utiliser l’inertie ; toutefois, l’inertie du corps humain est en fait l’inertie de tous ces « segments ».

 

L’énergie tend à aller tout droit, par conséquent (et toujours en schématisant) l’énergie crée par exemple par le péroné va (encore une fois schématiquement) partir de la hanche vers le genou, celle du tibia du genou vers la cheville, etc

 

Par conséquent, si on arrive à aligner le péroné et le tibia, le tibia disposera de l’énergie qu’il créé mais aussi de l’énergie qu’il récupère du péroné.

 

L’intérêt sera donc d’aligner l’ensemble des segments du corps pour transmettre le maximum d’énergie vers le pied et SURTOUT de ne pas en perdre.

 

L’entraineur éducateur devra donc tendre vers un alignement optimal des segments pour restituer le maximum d’énergie.

 

Pourquoi optimal et pas parfait : tout simplement parce que le passage de « l’amorti » à « la poussée » est un savant jeu d’équilibre des forces

 

Maintenant que la « bonne » foulée est globalement définie, nous allons nous rapprocher du nœud du problème à savoir, comment faire dans un prochain article