imageAprès 2 années difficiles, Aries Merritt, le champion olympique et recordman du monde est de retour. L’américain nous parle de la frustration des blessures, son arrêt des crèmes glacés et pourquoi il croit en ses chances de succès pour 2015.

Appelez cela de la superstition mais Aries Merrit a fait un rêve :

« Je rêve rarement d’athlétisme mais la nuit dernière, j’ai rêvé que j’étais à nouveau champion olympique à Rio.  Je disais à ma mère ‘je suis dans les livres d’histoire, j’ai regagné’. Ensuite, je me suis réveillé et j’ai réalisé que c’était un rêve. »

Pourtant Merritt a plutôt enduré un cauchemar ces deux dernières saisons, il y a peut-être un peu d’ironie dans le rêve du hurdleur basé au Texas.

Après avoir profité de son « année parfaite » en 2012 (en gagnant le titre olympique, battant le record du monde et descendant sous les 13s huit fois), ses campagnes 2013 et 2014 furent bien moins mémorables.

imageAprès sa brillante saison 2012, Merritt était impatient de retourner sur la piste, prêt à s’attaquer aux records sur le circuit en salle.

« J’avais prévu de battre le record de Colin [Le record du monde du 60m haies en salle qui date de 1994 en 7s30]. J’ai pensais que si je reprenais l’entrainement plus tôt, je recommencerais là où je me suis arrêté [en 2012] et que les choses iraient comme je l’avais planifié »

Manque de chance pour le « magicien des haies », les choses ne se sont pas déroulées comme il l’avait planifié. Une semaine avant sa première grande sortie, il se déchira les ischios de sa jambe d’attaque.

Six semaines plus tard, rebelote. En mai, la même année, une 3e déchirure de cette même jambe gauche survint lors du meeting de Shanghai (Diamond League) : une horrible série…

Malgré avoir manqué entre 3 et 4 mois d’entrainement, Merritt courra quand même 13s09 à Paris et récupérera tout de même une place dans l’équipe américaine pour les mondiaux de Moscou. Mais, avec un tel manque d’entrainement, il arrivera cuit en finale et terminera 6e (et tout de même 5e des listes mondiales)

« J’étais satisfait de ma saison 2013. Revenir et courir aussi vite après mes blessures était vraiment étonnant. »

imagePlus frustrant encore, les blessures ont continuées en 2014. Il se fit une élongation de la jambe de retour au début de l’année et ensuite, lors d’un entrainement sur 250m, une 5e déchirure à sa jambe d’attaque en 2 saisons survint. Il se rendit régulièrement auprès du fameux Dr Muller Wohlfarhrt en Allemagne pour corriger ce problème.

Merrit s’est tout de même aligné en 2014, mais il lutta pour faire un chrono. Il ne remporta aucune de ses 9 finales sur 110m haies cette année et se classa seulement 16e mondial avec un temps décevant de 13s27 (soit près d’une demi seconde plus lent que son record du monde de 12s80)

« Par chance, 2014 était une année sans championnats pour les américains. les européens ont eu leur lot de compétition mais les américains reviendrons en 2015 pour les championnats du monde »

« Pour beaucoup d’entre nous, ce sera notre dernière olympiade et on souhaite donc terminer en apothéose »

Le français Pascal Martinot-lagarde (vainqueur de la Diamond League) et le russe Sergey Shibenkov (champion d’Europe) ont retenu l’attention de Merritt en 2014. Mais malgré deux saisons en demi-teinte, sa confiance en lui n’a pas été touchée.

« Je suis toujours le recordman du monde et le champion olympique. Je sais ce que je dois faire pour rester en bonne santé et avoir de bons ischios »

imageMerritt fait un énorme travail de musculation pour briser la malédiction des blessures et a repris le régime sans produit laitier qui lui avait si bien sied lors de sa formidable année 2012. Arrêter pizza, glaces et autres aliments de « confort » est un grand mais nécessaire sacrifice pour réduire l’inflammation et réduire le risque de blessures.

Avec ce nouveau régime, il aborde la nouvelle année avec optimisme.

« Je ne peux pas me relâcher parce que je sais que tout le monde s’entraine dur ; et, comme les championnats du monde auront lieu en Chine, je sais de Liu [Xiang] sera prêt, tout le monde sera prêt et cela devrait m’offrir un gros challenge »

« Je devrai un peu m’aligner en salle cette année pour trouver du rythme mais l’objectif de l’année est Pékin » ajouta celui qui est coaché par Andreas Behm.

« Je veux vraiment le titre mondial en plein air, c’est le seul qui manque à ma collection de médailles »

 

image Source de l’article (en anglais) : http://spikes.iaaf.org/post/spikes-talks-to-aries-merritt?utm_source=iaaf.org&utm_medium=gridclick