Le développement général est maintenant terminé, nous sommes à 5 à 6 semaines de l’objectif, nous allons maintenant aborder la période spécifique.

L’objectif de cette période est de faire monter un « pic de forme » : une période où la forme de l’athlète est optimale sur tous les paramètres à savoir

– Forme physique

– Récupération optimale

– Maitrise de l’allure

– Préparation mentale

 

Le pic de forme pouvant perdurer 2 à 3 semaines, il faut donc viser une fenêtre de tir relativement restreinte.

 

1) Forme physique :

La forme physique (ou condition générale) a été développée pendant la période générale : l’objectif sera donc de la maintenir

Dans le cas qui m’intéresse, nous allons faire des footings avec un tout petit peu de seuil sur des volumes léger avec toujours en consignes : « ne pas se cartonner »

 

2) Récupération optimale :

Vaste débat, ici, il faudra être totalement à l’écoute de l’athlète pour doser à parcimonie les volumes et intensité des séances non essentielles afin de récupérer au mieux.

Dans le cas qui m’intéresse, cela passera par

Une adaptation du plan à la semaine (voir à la journée) ainsi que bien insister sur les à côté à savoir bien boire, bien dormir mais dans notre cas, cela ne devrait pas être un problème.

 

3) Maitrise de l’allure :

Le point essentiel de la période spécifique de n’importe quel plan, il faut amener l’athlète à être à l’aise sur ses allures de courses.

Dans notre cas, c’est relativement facile puisque le 1500m peut se courir au train (une allure régulière) et que notre athlète vise un chrono et pas une place. Cela pourrait être plus compliqué s’il fallait préparer une vrai course de championnat (avec la notion de tactique) ou sur une épreuve plus courte (800m) où la course est moins régulière.

Nous allons donc travailler sur des répétition de 300 à 600m à l’allure du 1500m sur un volume total autour de 3000m

Je prévoit une séance par semaine, mais en fonction des besoins, nous pourrons en placer deux, notamment pour palier à l’impossibilité d’apprendre la maitrise de l’allure en compétition (puisque licence loisir)

 

4) Préparation mentale :

Ici, on est entre le travail de préparation et l’alchimie entre deux hommes (ou femmes)

La préparation mentale visera à amener l’athlète prêt à se dépouiller.

Ici, aucune règle toutefois pour se travail là, il convient :

– d’identifier la motivation de l’athlète : un athlète qui n’a pas de raison de se dépouiller aura du mal à se motiver

– d’identifier la caractère de l’athlète : certains athlètes auront besoin de « séance test », de constantes références au chrono alors que certains ne s’offusqueront pas d’une mauvaise compet ou de mauvais chrono à l’entraînement

– Valoriser l’entrainement même quand il est mauvais : à titre personnel, je préfère toujours utiliser un « bien mais on peut encore améliorer ça » plutôt qu’un « c’est mauvais même si ça c’était bien »

 

Dans le cas qui m’intéresse :

La motivation est professionnelle donc l’athlète sait pourquoi il fait les sacrifices

Ensuite, concernant la référence au chronomètre, c’est un athlète « mixte » : il n’est pas obnubilé par le chrono mais cela a une incidence, le but sera donc de vraiment adapter les séances et mon discours au climat par exemple (pas question de demander des chrono si le temps est au mistral)

Enfin pour le discours, il y aura un travail du coach important à faire puisque n’étant pas un fan du téléphone (et étant à distance), il est impossible de faire passer un ton de voix rassurant par sms/mail, la solution sera donc de me forcer à appeler.

 

Nous allons donc partir sur un plan adaptable à la semaine :

Lundi repos

Mardi : footing

Mercredi : Spécifique 1500m

Jeudi : VMA light (une « demi séance »)

Vendredi : repos

Samedi : Footing

Dimanche : Seuil ou spé de rappel

 

L’objectif étant de mettre à 15-20 jours de l’objectif soit un 1500m complet si on peut lui trouver de l’opposition soit une séance avec des répétitions longues

 

A suivre semaine par semaine avec j’espère un résultats positifs