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Eliud Kipchoge a réalisé une année exceptionnelle en remportant les marathon de Londres et Berlin.

Rencontre avec le champion du monde du 5000m (en 2003) qui nous livre sa vision de sa vie

Ta plus grande réussite ?

C’était clairement devenir champion du monde du 5000m à 19 ans à Paris en 2003. Je m’en souviens encore. Les acclamations du public après avoir franchi la ligne était si forte. Et, c’était une surprise pour moi de remporter l’or.

Ta plus grande réussite en dehors de l’athlétisme ?

C’est d’être un père de famille avec trois enfants, deux garçons et une fille, et une épouse et d’être capable de transmettre à la jeune génération l’amour du sport et la connaissance que le sport est bon pour la santé.

Ton plus grand rival ?

C’est l’éthiopien Kenenisa Bekele. Cela fait 10 ans que je l’affronte et je ne l’ai battu qu’une fois. Toutes les autres fois, je ne me suis battu que pour la 2e place. Nous sommes rivaux mais il est très fair play.

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Le meilleur conseil de coach ?

J’ai reçu des dizaines de bon conseils de mon coach Patrick Sang dont celui ci : Croire que je suis le meilleur compétiteur et que je dois courir et m’entraîner contre moi-même. Apprendre à ressentir comment mon corps réponds et en être à l’écoute.

J’applique ses conseils à chacune de me course : ça m’aide à avoir confiance en moi.

Tes stades préférés ?

J’ai souvent bien couru à Doha avec 6 victoires en 9 courses là bas. C’est une course spéciale parce que c’est souvent ma première de la saison et ma forme là bas me dit où j’en suis et ce que je dois corriger pour le reste de la saison.

 Le Meilleur athlète que tu n’ai jamais vu ?

Haile Gebrselassie est pour moi le symbole qu’une bonne préparation et une bonne planification peuvent vous emmener au succès.

Il est exceptionnel pour plusieurs raisons : sa mentalité et la façon dont il interagit avec les sponsors, managers et les autres athlètes. C’est un homme très intelligent et très doué socialement.

Il est aussi exceptionnel pour sa longévité mais bien encore plus pour ses extraordinaires réussites.

Ton plus grand échec ?

Ne pas avoir gagné ma place dans l’équipe nationale pour les Jeux de Londres [en 2012]. J’étais vraiment prêt pour les sélections mais je n’ai réussi qu’à finir 7e. Comme les sélectionneurs ne pouvaient prendre que 3 athlètes, j’ai manqué les jeux.

Ta meilleure course ?

Ma carrière athlétique a été par ma victoire aux Mondiaux de 2003 [sur 5000m à Paris]

Ta chanson d’avant course ?

J’aime beaucoup le groupe Kenya “Sauti” and j’aime particuliérement leur chanson appelée “Sura Yajo”. Il y a de superbes rythmes et ça m’aide à me concentrer.

Ton meilleur parcours d’entraînement ?

Faire la route Naiberi-Sergoit au Kenya [elle fait 40km]. Je l’a fait 2 fois par mois et je l’adore parce qu’il y a de tout : du plat et des sections vallonnées.

Traduction d’Athled d’un article de l’IAAF