Comment résumer cette journée chargée : « la forme est là ! »

 

J’avais quelques « micro » doutes après la « déconvenue » des interclubs.

Micro car quand même à froid, le chrono de Valence n’était pas mauvais même si pas bon. Exit les doutes, j’étais donc parti sur un « doublé » sur les départementaux : 400m haies puis 1500m

J’ai eu fait il y a quelques années des doublés 400m haies/5000m et ça passait bien mais avec 4 voir 5h entre les courses : là le programme laissait 1h30 et surtout, j’avais des doutes sur ma résistance au lactique.

Qu’importe l’enjeu était le plaisir et rien d’autres.

Annoncés : moins 68s au 400m puis partir sur 4’30-4’35 au 1500m et voir si n’explosait au 500m, 800m ou 1000m (en espérant secrètement terminer entre 4’40 et 4’45).

 

Première étape des travaux, 11h, je suis au couloir 4 au départ du 4h : le podium est déjà fait, nous sommes deux et si le petit jeune au couloir 1 n’a jamais fait de 4h, il vaut 50″ au 400m, pas possible de jouer (et heureusement pour lui).

 

Le départ est donné et je pars fort et plutôt bien, je remonte le petit gars et pendant 150m, j’y crois, il est tapable.

Juste avant le 200m, un petit truc se rappel à ma mémoire : le lactiqueeeeee !

 

Cela devient très très dur, les franchissements deviennent (encore plus) dégueulasse mais je m’arrache la tronche.

Arrivé, je suis trop mort pour voir mon chrono, essoufflé comme jamais mais content, je dois être autour de 66s (j’apprendrai plus tard le chrono 66″47). Surtout, premier contrat rempli : je me suis marré 🙂

 

je pars pour 10′ de footing pour faire descendre le lactique, je suis sec de chez sec et les 30 degré n’aident pas.

 

1h plus tard, il est temps de s’échauffer, enfin se réveiller pour le 1500m. Un collègue du club (Benjamin) est là, ça fait plaisir, on devrait courir ensemble enfin au début avant qu’il me lâche logiquement : objectif pas de cerveau mais pas partir sur le lactique.

 

Le départ est donné, nous jouons tout les 2 avec un autre gars pour la 2e place sénior, nous partons en paquet avec un perchiste du club qui vient s’amuser, un petit cadet et donc les 3 séniors.

Le départ est propre, net sans bavure à l’allure : 100m en 17″5 environ, 400m autour de 1’13.

Autour du 450m, ça flanche devant et je décide de passer pour relancer le groupe, nous passons ensemble au 500m en 1’31 et je leur dit de s’accrocher.

Je mène 300m de plus pour passer au 800m en 2’27 et c’est Benjamin qui relance, je crois qu’il n’y a plus que nous deux, j’essai de suivre mais cela devient dur, il me prends 10-20m

Passage au 1000m en 3’04-3’05 pour lui et 3’05-3’06 pour moi, j’attaque comme je peux pour aller le chercher.

250m plus loin, j’ai repris environ 30 millimètre à mon collègue mais je m’arrache toujours.

 

1300m, je donne tout pour revenir sur lui et je le rattrape au 1400m, je passe et il s’accroche, mince je pensais pas qu’il suivrait, ça va être épique !

 

On s’arrache à deux et je gagne le sprint sur les 30 derniers mètre 4’36″96 contre 4’37″29 : doublement content : d’abord parce que j’explose pas et que manifestement mes dernières séances m’avait induit en erreur (je pensais avoir au mieux 4’38 dans les jambes et pas fatigué) mais surtout parce que Benjamin passe sous les 4’40 (ce qui aurait du être fait depuis longtemps) et que je suis toujours content quand on réussi en groupe.

 

 

Nous faisons 2 et 3e sénior, content en plus … Enfin, ça c’était sans compter que devant il y avait un mec que je pensais espoir qui était en fait sénior, enfin le podium est accessoire, on a bien rit : il faudra remettre ça !

 

 

Fin de journée en tant que juge, j’ai bien frit au soleil et cerise sur le gâteau, aujourd’hui (dont le lendemain), j’ai appris que les minimas pour les pré-régionaux étaient à 4’38, on est qualifié 🙂 et je suis en principe dispo, on va peut-être prolonger d’une semaine.